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Le burn-out est-il le symptôme d’une société contre-nature ?

L’humain et la forêt : partager le même destin

Nous naissons comme une graine tombée en terre.
Fragile, invisible aux yeux de tous, mais déjà habitée d’un avenir mystérieux. La graine n’a pas à se presser : elle se prépare en silence. Puis un jour, elle s’ouvre. La vie pousse.

Alors vient la croissance.
La tige s’élance, les racines plongent dans le sol. Les premières feuilles cherchent la lumière, et déjà le vent les éprouve. C’est l’élan de l’enfance et de la jeunesse : cette énergie qui s’éparpille, qui s’étonne, qui rêve de grandir plus haut, plus vite, plus fort.

Avec le temps, l’arbre devient robuste.
Il s’ancre profondément, étend ses branches, offre son ombre et ses fruits. Les oiseaux y construisent leurs nids, les voyageurs s’y reposent. C’est l’âge de la maturité, quand l’humain, comme l’arbre, cesse de se demander ce qu’il recevra pour se tourner vers ce qu’il peut donner.

Puis les saisons passent.
Les feuilles jaunissent et tombent, retournant nourrir la terre qui, autrefois, les avait portées. Le bois se patine, la force ralentit, mais l’arbre continue d’enseigner. Il nous montre que la lenteur est une autre forme de richesse, que la sénescence n’est pas un déclin, mais un passage vers une autre transmission.

Et lorsque l’arbre meurt, il ne disparaît pas.
Son tronc devient refuge pour la mousse, les insectes, les champignons. Sa matière se transforme en humus fertile, qui nourrira d’autres graines. Rien n’est perdu. La fin est toujours le commencement d’un autre cycle.

L’humain partage ce destin avec la forêt.
Mais nos sociétés modernes ont cru pouvoir abolir l’hiver, supprimer les temps de repos et d’intériorité. Nous avons voulu des arbres qui portent des fruits en permanence, des champs qui donnent sans relâche, des vies humaines qui produisent sans cesse.

Alors nous découvrons que le vivant s’épuise.
Les sols s’appauvrissent, la biodiversité s’efface, les forêts s’essoufflent.
Et en miroir, les hommes et les femmes s’épuisent aussi. Burn-out, angoisses, addictions, perte de sens… Comme si l’humanité toute entière était en train de se consumer à force de refuser les cycles qui l’ont pourtant toujours portée.

Peut-être est-il temps de réapprendre à écouter la forêt.
Elle nous rappelle que la vie n’est pas une ligne droite à gravir, mais une spirale à traverser.
Elle nous murmure que le repos est aussi nécessaire que l’action, que l’hiver prépare toujours le printemps, que la mort est une semence de vie.

Et si la sagesse consistait simplement à renouer avec ces saisons intérieures ?
À reconnaître que nous sommes des arbres au milieu d’une grande forêt vivante, et que nous ne pouvons grandir qu’en respectant ce rythme immuable :
naître, croître, ralentir, mourir, et recommencer.

Article rédigé par Grégory Papin, hypnothérapeute et praticien en PNL – Libra Toi – accompagnement des émotions, des peurs et de la reconnexion à soi.)

Libra Toi – Hypnose & PNL | Grégory Papin – Hypnothérapeute à Saint-Saulve (près de Valenciennes)

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